CELEBRER LES FUNERAILLES DANS LE CONTEXTE DE L’EPIDEMIE

Diocèse de Cambrai : repères pour célébrer les funérailles à l'église dans le contexte de l'épidémie de coronavirus
à mettre en œuvre au mieux en tenant compte des contraintes locales.

INFORMATIONS PREALABLES :

Les funérailles à l’église ne sont pas interdites : elles sont explicitement autorisées par le ministère de la santé (Cf arrêté du 15 mars 2020).

Nous n’avons donc pas à refuser les funérailles à l’église lorsqu’une famille le demande. Les Pompes funèbres elles-mêmes n’ont pas le droit d’empêcher le passage à l’église. Si tel était le cas, cas, elles porteraient atteinte à la liberté religieuse protégée par la constitution de la République.

Cela implique, cependant, que les funérailles à l’église doivent se faire dans une stricte intimité familiale. Dans ce cadre, les « gestes-barrière » demandés par la conférence des évêques de France seront appliqués : les fidèles s’installent dans l’église une chaise sur deux, un rang sur deux.

 

PREPARATION DES FUNERAILLES :

On veillera à la faire par téléphone afin d’éviter les visites, facteurs de contamination.

 

CELEBRATION PROPREMENT DITE :

- Les laïcs qui accompagnent la liturgie des funérailles seront le moins nombreux possible. Les prêtres pourront se rendre disponibles au maximum pour conduire eux-mêmes les funérailles.

- On s’abstiendra de réunir la chorale paroissiale. On ne chantera donc que si l’Officiant ou l’Acolyte en sont capables. Le chant peut être limité à un refrain en Ouverture, une acclamation pour l’Evangile, un refrain de prière universelle et un chant d’Adieu (pour l’Adieu le rituel prévoit aussi des invocations non chantées).

- Il est recommandé d’éviter les processions et mouvements de personnes tels que la « bénédiction du corps » avant le début de la célébration par l’assemblée et le mouvement « d’offrande » en fin de célébration. Ces gestes ne faisant d’ailleurs pas partie, à proprement parler de la célébration des funérailles.

- On évitera également le contact avec des objets susceptibles d’être vecteurs de contamination : feuilles de chants réutilisées au fil des funérailles, transmission de cierges ou de goupillon, micro mobile transmis de main en main…

- On veillera à célébrer de façon digne et respectueuse sans toutefois faire durer la célébration trop longtemps, le confinement prolongé en un même lieu étant facteur de contamination. Une belle célébration de funérailles peut être réalisée en 30 minutes.

- Dans les rites d’accueil : Si la famille souhaite faire une présentation du défunt, on insistera pour qu’une seule personne de la famille se déplace au micro.

On évitera que le rite de la lumière - qui est d’ailleurs facultatif - soit accompli par plusieurs personnes qui risquent de se toucher et donc de se transmettre le virus

- Dans la liturgie de la Parole : On donnera toute son importance à la liturgie de la Parole qui est le moment par excellence de la proclamation de l’espérance chrétienne.

La prière universelle garde toute sa place : elle est intercession pour le défunt, pour les proches du défunt en deuil et pour les hommes en souffrance.

- Dans la liturgie d’adieu :

On évitera les prises de paroles autres que celle de l’Officiant ou de l’acolyte (ex : poèmes prévus par la famille…)

Le rite de l’encensement est toujours facultatif : il pourra donc être omis.

En revanche le geste d’aspersion, geste baptismal par excellence, sera maintenu. Seul l’Officiant aspergera le corps avec le goupillon, le passage du goupillon de main en main étant facteur de transmission du virus

- les cloches pourront sonner plutôt en fin de célébration. On évitera de sonner les cloches avant la célébration si on estime que la sonnerie risque d’attirer les habitants du village ou du quartier

- Conformément aux demandes de notre évêque au sujet de la célébration publique de l’eucharistie, la messe ne sera pas célébrée au cours des funérailles

 

Service diocésain « Liturgie et Sacrements » du diocèse de Cambrai - liturgie.cambrai@wanadoo.fr

Le 18 mars 2020

 

Article publié par Marc BEAUMONT • Publié le Mercredi 18 mars 2020 • 914 visites

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