Biographie du Père Siméon-Marie Cardon

Père Siméon-Marie CARDON, moine cistercien, mort en martyr le 14 mai 1799
a été béatifié avec cinq autres moines le 17 avril 2021.

Ignace Alexandre Joseph Cardon, 1759-1799, est né à Cambrai. Moine bénédictin à l’Abbaye de Saint-Faron de Meaux, il est ordonné prêtre à Paris, en 1787. Lorsqu’éclate la Révolution, il enseigne les sciences humaines à l’Abbaye de Saint-Denis. Dès 1791, il prête le serment à la Constitution. Brièvement vicaire à la paroisse de la Madeleine à Paris, il est élu curé constitutionnel de Sommières.

Son séjour en terre gardoise, de juillet 1791 à mars 1794, n’est pas la période la plus vertueuse de sa vie. Son enthousiasme pour les idées révolutionnaires l’éloigne rapidement des préoccupations pastorales. Il épouse une religieuse ursuline, s’engage dans la vie de la cité comme président des sans-culottes et officier public, et finit par renoncer au culte catholique pour ne reconnaître que celui de la raison. Nommé agent national, au début de la Terreur, il enchaîne dénonciations et arrestations de citoyens qu’il soupçonne de « fanatisme ». Il quitte Sommières pour l’Italie en tant que capitaine de convoi dans les transports militaires. Tombé malade à Laigueglia, il reste immobilisé près de trois mois. C’est là qu’il commence un chemin de conversion. Il se rend à Rome en pèlerin et, tel l’enfant perdu de la Parabole, il confesse qu’il a péché et demande humblement pardon. Revenu à la vie religieuse, il mène une vie de prière et de pénitence. Envoyé à l’Abbaye cistercienne de Casamari, il y fait profession sous le nom de Siméon-Marie. Il est vite remarqué par sa bonté et l’oeuvre de miséricorde que le Seigneur opère en lui. Économe, puis prieur de l’Abbaye, il manifeste une grande charité, surtout envers les malades. Le 13 mai 1799, un groupe de soldats français qui se retiraient de Naples fait irruption dans l’Abbaye et massacre six moines, dont Siméon. « Je pardonne à ceux qui m’ont causé cette nuit d’expiation. Mes enfants, tout cela n’est rien. » sont ses dernières paroles. 

Il est béatifié par le Pape François le 17 avril 2021, avec ses compagnons martyrs. Son chemin de conversion témoigne de la puissance de la grâce et de la miséricorde, en particulier pour les personnes consacrées égarées ou en difficulté.

 

Voici les circonstances de sa mort :

Après avoir occupé Naples en janvier 1799, l’armée révolutionnaire française est contrainte de se replier vers le nord de l’Italie pour faire face à la menace austro-russe. La retraite des troupes françaises s’accompagne d’en certain nombre d’exactions, de pillages et de meurtres de toutes sortes. Imprégnés d’idées révolutionnaires contraires à la foi chrétienne, les militaires s’attaquent tout spécialement aux églises et aux monastères : le 10 mai, les français pillent de monastère du Mont Cassin, le 12 mai ils massacrent plus de 600 personnes à IsoladelLiri et le soir du 13 mai ils s’en prennent au monastère de Casamari et assassinent les six moines qui sont désormais béatifiés.

 

Pour mieux connaître le Bienheureux Siméon-Marie, nous vous proposons quatre documents :

- document 1 : les faits

- document 2 : la vie du P Siméon-Marie

- document 3 : l’hommage du Pape François aux martyrs de Casamari

- document 4 : un article publié dans « l’Osservatore Romano » le 27 avril 2021

- document 5 : courrier de l'ambassadrice de France auprès du St Siège à Mgr Dollmann 

Voir la page de Vatican News à ce propos ici20210422_161748-450x600 20210422_161748-450x600  

 

Icône écrite par les moniales bénédictines de Isola di San Giulio (NO) - Italie

Article publié par Liturgie Service • Publié le Jeudi 06 mai 2021 • 2662 visites

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