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Le signe des cendres

Le Carême

 

 

Cette brève notice n'a pas la prétention de faire l'histoire ou d'exposer le sens profond de l'entrée en Carême qu'est le mercredi des cendres. D'autant que ce dernier est avant tout le signe et le moyen pour entrer dans l'expérience spirituelle des croyants en Jésus-Christ. Et cela ne s'explique pas aussi facilement. Tout au plus, peut-on mentionner quelques aspects qu'une pratique multiséculaire a développés.

 

Comme toute fête de l'année au calendrier chrétien, le mercredi des cendres se situe en référence à la fête des fêtes qu'est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. Fête tellement importante qu'elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu'elle est précédée d'une préparation de quarante jours (d'où vient le mot Carême). Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d'ailleurs le plus discrètement possible (voir Matthieu 6, 5-18 "Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu… mais Toi,… parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes") - mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est d'ailleurs à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l'entrée en Terre promise.

  

C'est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi.

 

 

Le signe des Cendres

 

Pour souligner l'entrée en Carême s'est développé le geste symbolique d'imposition des cendres. À l'origine, seuls ceux qui avaient gravement péché recevaient "le sac et la cendre" pour se vêtir durant le temps de pénitence qui préparait à leur réintégration dans la communauté chrétienne. Puis, à partir du Xe siècle, ce geste s'est étendu à tous les fidèles, marquant ainsi le début d'une démarche de conversion, de retournement et d'effort sur soi pour se tourner vers le Seigneur (c'est le sens du mot pénitence). Si la cendre évoque la faiblesse de l'homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…" ) elle évoque aussi le péché et la fragilité de l'homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l'imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).

 

Philippe BARRAS

SNPLS, Directeur du CIPAC

Le signe des cendres
 
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